Ordonner le Bien et Interdire le Mal en Islam

Cheikh Mohamad kanso.

Dieu Tout Puissant nous dit dans Son Livre Sublime :

« Vous êtes la meilleure communauté qu’on ait fait surgir pour les hommes, vous ordonnez le convenable, interdisez le blâmable et croyez à Dieu.» Sourate la famille d’Imram, Verset 110

Chers frères et sœurs, dans cette quatrième nuit du mois de Mouharram, nous abordons un sujet très important. Un sujet centré sur les raisons qui ont poussé Imam Al Houssein à se révolter.
Il n’y a aucun doute que Imam Houssein avait des objectifs et le plus important de ces objectifs était de protéger, sauvegarder et préserver l’islam, en ordonnant le convenable et en interdisant le blâmable. Ce qui est parmi les branches de l’islam et qui fait partie des devoirs comme la prière, le jeune, le pèlerinage et la zakat.

Lorsque l’homme s’oppose et se détermine pour rectifier et reformer en ordonnant le bien et en interdisant le blâmable c’est qu’il y a beaucoup de problèmes dans la société ; c’est que la société a débouché sur la corruption et que les actes répréhensibles se sont multipliés ; c’est que le mal insidieux s’est installé et que les gens sont devenus des criminels ; c’est que les actes licites diminuent constamment et que la communauté s’est transformée.
Et lorsque le climat devient ainsi, la peur et la terreur, l’inquiétude et le désarroi, vont régner dans un espace où il n’y a plus de sécurité.

Il ne peut pas y avoir d’Islam ou de communauté islamique quand les hommes n’ordonnent plus le convenable et n’interdisent plus le blâmable. C’est pourquoi l’islam l’exige à chaque musulman et à des degrés différents.
Le premier degré est de le faire par la parole, en guidant, en rappelant, en exhortant par des sermons religieux, par des leçons de morale, par un enseignement tiré d’une faute ou d’un événement, etc.

Le deuxième degré est de le faire par la main c’est-à-dire par une arme quand les choses deviennent critiques, dangereuses pour la communauté ; quand les choses sont dans une phase où une décision s’impose ; quand l’injustice, l’oppression, la contrainte, la tyrannique et la persécution font la loi.

Dans ce cas alors le devoir du djihad s’impose et ce sera le djihad pour exiger le convenable et empêcher le blâmable.
Et le troisième degré consiste à le faire dans le cœur comme il est venu dans le hadith : “Quiconque parmi vous voit un mal, il doit le changer avec sa main, s’il en est incapable alors qu’il le fasse avec sa langue, et s’il en est incapable alors qu’il le fasse avec son cœur , et c’est la forme la plus faible de foi ”

Chers frères bien-aimés, si nous revenons à Achoura qui était une révolution, Imam Houssein a dit : « Je ne suis pas sorti pour me promener, ou pour corrompre ou pour être injuste, je me suis seulement soulever pour réformer la communauté de mon grand-père (Pslf), je veux ordonner le bien et interdire le mal. »

Imam Houssein s’est soulevé parce que les gens étaient très loin des recommandations divines, parce que la vie était devenue difficile, pleine de mépris, parce que les manquements aux normes islamiques étaient devenus banales.
Se soulever pour la juste cause était devenu une nécessité, une obligation et une demande pressante.

Alors chers frères et sœurs, qu’est-ce que nous devons apprendre de Achoura ? Quelle leçon devons-nous tirer de cet évènement et du personnage de l’Imam Al Houssein ?
C’est surtout ordonner le bien, le convenable et condamner le mal, le blâmable.

C’est surtout ne pas être passifs devant le mal, la gangrène et l’abominable ;
C’est surtout ne pas être passifs devant ce qui provoque l’aversion et l’horreur ;
C’est surtout agir au bon moment car si nous ne le faisons pas cela risque inévitablement franchir les seuils de nos maisons exactement comme l’eau les franchit lors d’une inondation.

Malheureusement c’est ce que nous voyons dans le monde et dans ce siècle.
Le mal et la fausseté rentre dans toutes les maisons à travers télévisons, l’Internet et tous les outils des technologies actuelles.
Alors nous devons faire très attention !
Nous devons contrôler et défendre !
Nous devons ordonner le bien et condamner le mal afin de ne pas avoir des regrets,Nous devons ordonner le convenable et condamner le blâmable afin de ne pas avoir de remords et de la douleur morale causée par la conscience à un moment où tout sera trop tard.