La magie est- elle réelle

La magie est- elle réelle?

La Magie dans le Coran

Nous déduisons des différents versets du Saint Coran, en particulier ceux qui impliquent la rencontre entre Moïse et les magiciens, que la magie n’est qu’un processus fondé sur l’illusion et trompe les yeux de l’homme ainsi que les autres sens, car Allah dit : «Ils ensorcelèrent les yeux des gens et les épouvantèrent, et vinrent avec une puissante magie. » (07:116). Allah mentionne également ce que Moïse leur dit : « Ce que vous avez produit est magie ! Allah l’annulera» (10:81), montrant que leur magie n’est pas fondée sur une base juste qui lui permet de rester solide, et Il dit : « Ce qu’ils ont fabriqué n’est qu’une ruse de magicien ; et le magicien ne réussit pas, où qu’il soit» (20:69), car sa magie ne conduira pas à un résultat décisif, mais plutôt, à la déception, la perte et l’échec. Cela est manifeste dans la façon qu’utilisaient les mécréants accusant les prophètes de pratiquer la magie pour faire perdre les gens leur libre arbitre et accepter – sans le vouloir – leur appel.

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En outre, de nombreux Hadiths dénoncent fermement la magie et les magiciens et insistent sur la punition des magiciens en ce monde et dans l’Au-Delà. Il est rapporté que : « Les devins sont comme les magiciens, et les magiciens sont comme les mécréants et la fin des mécréants est en Enfer », de plus « Le magicien musulman doit être tué et le magicien mécréant ne doit pas être tué », alors quelqu’un demanda : « O Messager d’Allah ! Pourquoi ne pas tuer aussi le magicien des mécréants? » Le Messager d’Allah (p.) répondit : « Parce que la mécréance est un péché plus grave que la magie, et la magie et le polythéisme sont les même ».

Peut-être la raison réside dans la nature du danger que la magie implique en attachant les gens au mythe, au délire, à la tromperie et en les éloignant de la vraie nature des choses sous le couvert des mystérieux secrets sacrés, ou la conviction dans les particularités des choses jusqu’à contredire la notion de l’unicité d’Allah et Sa magnificence.

Le danger de la magie réside dans le fait qu’il attache les gens au mythe, au délire et à la tromperie sous le couvert des mystérieux secrets sacrés.
Notre décision de ne pas considérer la magie comme quelque chose de réel n’est pas fondée sur notre conviction que tout doit avoir une cause naturelle réaliste, mais plutôt sur le fait que, aussi loin que nous remontons, nous n’avons pas, sur ceci, de preuves religieuses concrètes. Ainsi, la question reste ouverte à la possibilité de prouver ou de réfuter ce sujet selon les évidences.

La magie est définie sous différentes manières. Certains disent que c’est un acte délirant et un métier adroit, dont Allah nous a ordonné de s’en tenir à l’écart en cherchant refuge dans Son Livre Saint, comme il a été révélé dans la Sourate d’Al-Falaq. Un point de vue adopté par le cheikh Al-Moufid.

Il est dit aussi qu’elle représente un acte de tromperie, de superstition et d’illusion poussant l’ensorcelé à croire que c’est vrai. En outre, il est dit que le magicien peut transformer un humain en un âne, le transformer d’une forme à une autre ou faire un animal à partir de rien. Si les magiciens et les sorciers étaient capables de faire du bien ou du mal et s’ils connaissaient l’invisible, ils auraient éradiqués les royaumes, exhumés les trésors de leurs lieux cachés et conquis les pays en tuant les rois sans qu’ils soient blessés ou affectés en aucune manière. Mais comme nous venons de le remarquer, ils sont dans un mauvais état et ne sont capables que d’utiliser certaines ruses, se rendant compte qu’ils sont incapables de faire quelconque des actes ci-dessus. En ce qui concerne les histoires qui racontent que le Prophète (p) a été ensorcelé afin qu’il croie, parfois, qu’il avait fait ce qu’il n’avait pas fait ou n’avait pas fait ce qu’il avait réellement fait, tout ceci est fabriqué et ne doit pas être pris en considération. Allah, le Très-Exalté, a réfuté l’accusation des incroyants : « Vous ne suivez qu’un homme ensorcelé ! » (17:47). Le Prophète (p) est loin d’avoir des défauts – tels que être ensorcelé – puisque ceci contredit la parole qui dit qu’il [le Prophète] est le meilleur des créations d’Allah et l’élu parmi eux.

Chercher refuge [dans le Livre d’Allah] pourrait être l’une des méthodes pour se débarrasser et faire face aux détresses psychologiques, comme la peur ou l’anxiété causées par ce que l’on appelle magie…

Notre commentaire sur l’interprétation de cheikh Al-Moufid de la Sourate suivante d’Al-Falaq : « contre le mal de celles qui soufflent [les sorcières] sur les nœuds» (113:04), est que chercher refuge [dans le Livre d’Allah] est l’une des méthodes pour se débarrasser et faire face aux détresses psychologiques, comme la peur ou l’anxiété causées par ce que l’on appelle magie, puisque les esprits des gens ont tendance à croire en l’existence de certains pouvoirs surnaturels ayant des effets réels sur les gens. Non loin de cette ambiance sont les récits connexes qui appellent à chercher refuge auprès d’Allah contre tout acte de superstition et de pessimisme qui pourrait infliger la détresse. Toutefois, le traitement de tels actes n’a pas àvoir avec une entité réelle qui impose le danger, mais plutôt, avec la détresse psychologique créée par les croyances héritées. Il faut noter que cela ne signifie pas que nous réfutons tout effet spirituel de certaines expressions sacrées, telles que les noms d’Allah ou les versets coraniques, car comme le racontent plusieurs Hadiths ils ont une certaine influence sur certains sujets.

Pourtant, ces questions ne sont pas ouvertes pour tout le monde, et même, elles ne doivent être abordées que par les érudits religieux conscients capables de différencier entre le mythe et la réalité et entre les Hadiths authentiques et inventés. Ainsi, ils ne feraient que déduire de ces questions ce qui est établi comme authentique, sans contredire la raison et la nature des choses. En ce sens, il ne faut pas succomber aux personnes presque illettrées qui dépendent de la chance pour gagner la confiance des gens. Ils n’ont rien à voir avec la connaissance ou l’influence, pourtant, les gens les suivent, et s’ils se trompent, ils s’excusent, parce que les gens sont plus susceptibles de croire – sans effort – en ces choses faciles ; ainsi, ils succombent à la solution facile pour ne pas s’embarrasser en affrontant certaines choses.